Partageant le même destin avec les autres territoires de France, les problèmes qui se posent au canton de l’isle d’Abeau sont, à quelques variables territoriales près, identiques à ceux que tous les citoyens rencontrent. C’est pourquoi je vous propose cette rubrique que je souhaite intituler « Je voudrais vous dire » ou encore « un billet, un jour ». Cette rubrique va s’étendre sur toute cette semaine, jusqu’à samedi, fin officielle du premier tour de la campagne électorale.
Beaucoup d’entre vous manifeste leur étonnement sur le fait que les élus indisponibles tout au long de l’année sont subitement disponibles au moment des élections. « On les voit partout maintenant ». Cette invisibilité des élus va de pair avec la rationalisation de l’information publique due au citoyen lambda. invisibilité des élus = tickets de rationnement de l’information publique due au citoyen lambda.
La Politique de la Ville a échoué, depuis 1981, date de son invention. Là-dessus, on est tous d’accord. Aujourd’hui, elle est relancée sous un énième programme. L’impact positif des actions Politique de la Ville ne peut être possible que si les habitants comprennent le projet de société en construction, dans un premier temps et si, dans un second temps, ces mêmes habitants sont capables de se projeter dans ce devenir ensemble. Il y a donc un premier travail de pédagogie à faire suivi d’un travail d’accompagnement citoyen intense. L’information du citoyen et son écoute sont donc la clé de la réussite de l’ensemble des politiques. Si le mandat d’élu a un sens, c’est d’abord celui d’informer ses compatriotes sur l’ensemble du projet de société en construction. Pour cela, il faut des élus accessibles.
Je serai une conseillère générale accessible.
C’est pourquoi j’ai proposé comme première action de mon projet politique, la création d’un site Internet pour me contacter directement, en temps réel soit, pour me faire des propositions sur notre devenir commun, soit pour exposer une situation qui vous préoccupe. De mon côté, je m’engage à vous fournir toute information utile à la gestion de la vie publique, professionnelle et celle de tous les jours. Pour ceux qui n’ont pas de connexion Internet, qu’ils sachent que je tiendrais une permanence d’accueil.
Je n’ai pas de « biscuits » à vendre en vous proposant des recettes catégorielles, ceci pour les handicapés, ceci pour les populations issues de l’immigration, etc… Je vous propose une méthode de travail inédite. Habituellement, nous fonctionnons de la manière suivante : les décideurs mettent en place des lois cadres et des programmes catégoriels. Lorsque vos problèmes rentrent dans le cadre de ces programmes, vous y trouvez des solutions appropriées. Si votre parcours s’écarte des schémas préétablis, c’est l’impasse. Nous allons changer cette façon de procéder. Il y aura un cadre d’intervention de base, mais, en aucune manière, ce cadre ne restera figé. Les politiques départementales doivent être flexibles et s’adapter aux dynamiques des personnes, des territoires et des énergies. C’est de cette manière que nous mettrons fin à la rigidité stérile de nos politiques publiques.
Je serai une conseillère générale honnête.
Certains, les jeunes surtout, se sont ouverts à moi en me disant leur détresse d’avoir été dépossédés d’un projet qu’ils avaient proposé aux élus. Des jeunes de Villefontaine avaient conçu le projet d’une scène de répétition des groupes musicaux qui a été récupéré par les institutions et a donné naissance aux « Abattoirs » de Bourgoin Jallieu. Personnellement, lorsque j’ai créé le magazine « Scène Publique » pour compléter l’éducation scolaire des jeunes des lycées sur les politiques publiques et l’organisation de plus en plus complexe de nos territoires, le projet a été subventionné sur une année par le Conseil Régional et le Conseil Général (année scolaire 2002-2003). L’année d’après, le Conseil Régional et le Conseil Général ont mis fin aux subventions au prétexte que le projet était financé, je cite « à titre expérimental ». Cette année, en 2008, à l’occasion des vœux du Président du Conseil Régional à la Presse rhônalpine et de la présentation du budget primitif du Conseil Régional, quelle n’a pas été ma surprise de voir que le projet de « Presse au Lycée » que j’avais réalisé avec le magazine « Scène Publique » a été repris par le Conseil Régional et l’Etat et rebaptisé par la Région « kiosque au lycée ». Cette opération sera proposée à 100 lycées de la Région. Un peu moins que ce que « Scène Publique » avait fait en 2002-2003 et en 2003-2004, puisque le magazine était réalisé avec les élèves au sein du Lycée Léonard de Vinci et était distribué à tous les lycées et universités de la Région Rhône- Alpes, à tous les collèges de l’Isère, à la population de notre ancienne Ville Nouvelle (Villefontaine, l’Isle d’Abeau, Vaulx-Milieu, Four, Saint Quentin Fallavier) auxquels s’ajoutait la Verpillière et, enfin, aux Institutions gouvernementales, parlementaires et consulaires de France (dossier presse consultable sur mon site de campagne - rubrique Scène Publique). L’Etat et la Région y consacreront 1 000 000 euros au bas mot à « la démocratie participative, la citoyenneté, l’accès à l’information et la sensibilisation à la presse écrite au profit des jeunes » (source : rapports de l’assemblée plénière du Conseil régional des 23 et 24 Janvier 2008, tome 1, page 61). Rendre l’information publique accessible est le fondement de l’association la Voie Lactée.
A titre comparatif, nous avions reçu pour la première année au sein d’un lycée 7 500 euros de subventions de la Région et le même montant du Département de l’Isère. Ce montant s’étant révélé plus qu’insuffisant puisqu’il n’a pas permis de couvrir entièrement le projet, nous avions demandé, pour la deuxième année 45 000 euros en incluant Bourgoin Jallieu dans l’espace du projet, compte tenu de l’association du BTS force de vente du lycée l’Oiselet. On nous avait alors répondu, en plus du « projet soutenu à titre expérimental », « trop cher ». En clair « circulez ! ».
Toute ressemblance n’étant que pure coïncidence, le projet régional s’appelle « kiosque au lycée » et fait partie du « Plan Régional pour la Jeunesse ». Comme le projet de l’association la Voie Lactée « Presse au Lycée » et son magazine « Scène Publique » « kiosque au Lycée » se propose de renforcer l’action éducative et la connaissance de la Presse.
Je vous propose de parler de cette action éducative demain, puisqu’il s’agit d’un autre point de mon programme : construire une véritable communauté éducative.
Pour le moment, je conclue en vous disant qu’aucun des projets que vous me soumettrez et que j’aurai retenu ne se fera sans vous. Pour chacun de vos projets mis en œuvre, la paternité vous sera publiquement attribuée, même si nous sommes plusieurs à le mettre en œuvre. C’est de cette manière que l’on contribuera à assainir la vie ensemble et à continuer à se parler avec respect et honnêteté.
Elise Mbock