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Vendredi, le Président de la République a annoncé une aide à la Presse de 600 millions en disant qu'il ne sera pas le Président qui laissera les « grands » groupes de la presse française sombrer.
Ce n'est pas la première fois que l'Etat vient au secours d'une presse française naufragée. Avant même la crise économique et financière, les « grands » groupes de la presse française battaient déjà de l'aile. La crise a donc bon dos. Mais, nous sommes un pays socialiste n'est-ce pas et quand ça ne va pas, on appelle l'Etat au secours et il vient, puisque dans le socialisme de marché, ça fonctionne comme cela. L'heure étant aux plans de sauvetage tous azimuts, on ne voit pas pourquoi on refuserait de sauver la presse d'une noyade programmée. Jusque là, rien de nouveau sous le soleil exactement. Tout continue comme avant.
Création d'un statut d'Editeur en ligne. Bon courage !
Maintenant, le Chef de l'Etat a promis le statut d'Editeur en ligne. Formidable ! Le problème en France c'est que c'est le même Etat qui tue le potentiel de créativité des entreprises et qui stérilise la prise de risques et l'innovation des nouveaux créateurs. A peine avez-vous ouvert une société, Editeur en ligne ou pas, qu'il faut régler vos cotisations URSSAF, vos mutuelle retraites et vos assurances maladie. Il n'y a pas de cadeau. Toutes les entreprises se plaignent des lourdes charges sociales, fiscales et salariales. Mais l'Etat n'en a cure.
Il ponctionne généreusement les entreprises d'une main pour les subventionner de l'autre. Il stérilise à la fois la créativité et le développement des entreprises. Pourquoi les frais de distribution de la presse sont-ils aussi exorbitants ? Au lieu de donner de l'argent, il faudrait peut-être déjà décharger les sociétés de presse. L'idée d'un bouclier fiscal - à ajuster - devrait aussi valoir pour les sociétés.
L'idée d'un bouclier fiscal devrait aussi valoir pour les sociétés
Voilà l'exemple type d'un frein à la croissance, objet d'étude de la Commission Attali. C'est comme cet entrepreneur qui se plaignait Vendredi sur BFM que l'Etat ait donné de l'argent aux banques pour que celles-ci le prêtent aux entreprises. Mauvaise idée : il fallait plutôt affecter cet argent à un fonds de garanti des prêts bancaires. C'est la meilleure façon de garantir des prêts aux sociétés.
Bref, la presse française voit Rouge et la solution reste à trouver.
Elise Mbock

